Sunday, October 12, 2014

Breaking the waves

Je n'avais pas navigué depuis plus de 15 ans. Depuis mes colonies de vacances en Bretagne, adolescente, où j'avais manié un 420 tant bien que mal et manqué mourir après un changement de cap un peu brutal au cours duquel la bôme du voilier était venu heurter violemment mon front, me projetant au fond du bateau, sonnée.

J'en gardais un bon souvenir, néanmoins, malgré ma peur des vagues et mon mal de mer récurrent. Il y a quelques jours, j'ai de nouveau embarqué, sur un grand voilier cette fois, avec une vingtaine de potes, pour un week-end d'eau salée dans le Morbihan, une région que j'avais découverte jeune adulte, grâce à mon amoureux de l'époque, et que j'avais adorée.

Notre premier jour de navigation fut à mi-chemin du cauchemar, la faute à un petit grain mal anticipé, un peu trop violent pour nos estomacs de parisiens. Les huit heures de bateau nous ont fatigués, mais une fois la houle calmée et les esprits détendus, dehors sur le pont à regarder la plage de Houat de dessiner à l'horizon, nous savions que la plus belle des récompenses nous attendait.

La récompense, c'est dormir 9 heures bercée par le roulis, s'extraire de sa cabine à 9 heures passées, réveillée par le rire de mes camarades qui se jetaient courageusement à l'eau, sous un soleil éclatant, dans une mer d'huile, devant la plage de sable jaune pâle.

La journée fut glorieuse, et nous nous sommes promis de recommencer. A terre, je me suis jurée que la prochaine fois, je serai équipée correctement, de façon à ne pas passer toute une soirée dans des bottes / des chaussettes mouillées. On croit toujours être plus malin que les éléments, mais il y a quelque chose de jouissif à se faire malmener par le vent, la mer, la pluie. Quelque chose qui fait se souvenir que ce n'est pas nous qui commandons, en fait.



A écouter : en boucle, le sublime album de Chet Faker, ce chanteur prodigieusement doué et qui a l'outrecuidance d'être né en... 1988.

A manger, rien que pour vos palais en mal de sucre, MA recette de sauce caramel au beurre salé. Faire caraméliser 100g de sucre blanc dans une casserole (sans eau, sans citron, sans RIEN, on met juste du sucre dans une casserole, on allume un feu moyen en dessous, on laisse fondre sans rien toucher, on passe à l'étape suivante une fois que tout le sucre est fondu et que les bords brunissent), couper le feu sous la casserole et ajouter 50 grammes de beurre salé. Faire gaffe, ça éclabousse, c'est normal car le sucre continue à cuire, même en dehors du feu. Bien mélanger. Remettre sur feu (doux) et ajouter une demi-tasse (ou plus si vous préférez une sauce plus liquide) de crème liquide ou 2 grosses cuillères à soupe de mascarpone (c'est pareil, voire meilleur). Mélanger doucement et couper le feu une fois que les éventuels "grumeaux" de sucre ont fondu. Servir avec des poires pochées dans du thé au jasmin, sur un riz au lait non sucré, tartiner sur du pain grillé, faire fondre dans une tasse de lait chaud... Bref, à vous de voir. 

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