Tuesday, June 11, 2013

The Eye Has To Travel

Je n'ai pas vu ce documentaire sur Diana Vreeland, mais j'aime son titre, que j'ai emprunté pour ce post. En général les documentaires sur la mode m'ennuient, sauf ceux de Loïc Prigent sur Arte. Bref, c'est pas le sujet.

Je ne voyage pas aussi souvent que je l'aimerais. Plus jeune, j'ai envisagé faire de l'audit, car je savais que ce métier m'emmènerait un peu partout. Qu'ai-je bien fait de changer d'avis. Bizarrement, je me lasse rapidement des transports. J'en ai vite marre de l'avion, du train, du bus. De la bagnole aussi. Je ne suis pas patiente, mais j'aime être ailleurs.

J'aime aussi rentrer. Je n'ai jamais eu, comme certains de mes amis, envie de partir faire le tour du monde. Courir aux quatre coins d'un pays en quelques jours, passer sa vie dans les transports, défaire et refaire son sac comme on fait et défait son lit, être 24 heures sur 24 avec la même personne... No thanks.


En tant que backpacker de catégorie "médium", on va dire que je fais partie des voyageurs à qui on ne la fait pas, et je suis plutôt bonne quand il s'agit de boucler un sac, une valise ou une trousse de toilette. J'ai été bien aidée, par plus expérimenté que moi, et par mes expériences et erreurs perso. Tour d'horizon de mes trucs à moi, à l'usage tout particulier des gens qui ont la bougeotte.


Depuis qu'Air France a fusillé mon sac à dos Quechua dans la soute à bagages du Rio-Paris, un jour de septembre 2010, j'ai un peu laissé tomber l'idée du "backpack" en tant que tel. Il y a quelques mois, quand un bateau de pêcheur m'a débarquée sur la plage de Railey et qu'il a fallu porter la valise (cabine, la valise, quand même) avec de l'eau jusqu'aux genoux, et ensuite la traîner sur le sable brûlant avec tous les beaux mecs de la plage qui lèvent les yeux de leur partie de pétanque pour rigoler, j'ai beaucoup regretté mon sac Quechua.


Mais non, je ne cèderai pas. Dont acte : je suis définitivement passée à la valise cabine. En mode "pays chaud", elle contient largement de quoi tenir quinze jours, voire bcp plus si on fait abstraction du sens de la mode.

Pour la remplir avec sagacité et faire tenir un maximum de choses, c'est simple : il faut tout rouler en petits boudins bien serrés et tasser, couche par couche (chaussures sur les côtés et trousse de toilette au-dessus). Vous ne me croyez pas ? Regardez la démonstration d'Heather Poole, une hôtesse de l'air blogueuse pleine de ressources. Truc en plus : se forcer à ranger tout ce qui n'est pas un vêtement (sous-vêtements, accessoires, câbles en tous genres, documents d'identité et de voyage...) dans des petites pochettes. Ca simplifie considérablement le déballage / remballage quand on change d'hôtel tous les deux jours.

A moins de partir au fin fond du désert / en Mongolie / en camping savane en Afrique noire, ce n'est vraiment, mais vraiment pas la peine de faire le plein de médocs. On trouve de la Biafine en Thaïlande et du paracétamol en Inde (on peut même choisir le nombre de cachets). Et des médecins très qualifiés un peu partout. Pour les vaccins, se pointer au centre de vaccination Air France (sans rendez-vous) et les laisser choisir les injections à faire selon la destination.


La plupart du temps, j'essaie de prendre ma valise en cabine avec moi, ce qui ne présente qu'un seul inconvénient : il faut faire un grand sourire au monsieur à côté pour qu'il la soulève et la pose dans le coffre à bagage.


Si ça ne passe pas et que vous craignez de perdre votre bagage, notamment lors des correspondances, un truc qui marche bien est d'attendre la dernière minute pour embarquer et demander, juste avant, aux hôtesses au comptoir de vérifier si votre bagage est dans la soute (ils scanneront l'étiquette bagage collée sur votre carte d'embarquement ou votre passeport). Ne pas hésiter à répéter l'opération à toutes les escales, à tous les comptoirs où vous passez, ça paie (c'est du vécu !).


Avant d'embarquer, toujours prendre un micro paquet de gâteaux, le chariot à nourriture met toujours beaucoup trop de temps à arriver. Et quand on ouvre les petits conteneurs en plastique, c'est toujours décevant (même sur Thai Airways et sur Emirates).

Pour les girls : attendre les escales dans les gros hubs comme Hongkong, Bangkok ou Dubaï pour faire des provisions de produits de beauté, même si les duty free, mondialisation oblige, sont de moins en moins intéressants. En revanche, ce qui le reste, ce sont les travel exclusives, ces produits en taille spéciale duty free (petit ou énorme), à prix spéciaux.

A shopper : le spray spécial in flight de Kiehl's (à vaporiser régulièrement sur le visage pendant le vol) et un tube de crème de huit heures d'Elizabeth Arden. Mon truc perso lors des voyages "retour" : je me passe une lingette sur le visage avant d'atterrir, je mets une bonne couche de crème pour réparer les dégâts, je passe me laver les dents aux toilettes (ne JAMAIS oublier dentifrice et brosse à dents) et comme ça, hop, je file me coucher dès que j'arrive chez moi. Même à 10 h du mat'. M'en fous de récupérer un "cycle normal". Rienàf. Je dors.



Pour les flippés : décoller m'impressionne toujours un peu, et j'ai remarqué que la position "tête reposée sur le dossier" aggravait mon stress. C'est très étonnant, mais si je lis un magazine la tête penchée en avant, je me rends à peine compte qu'on décolle. La Thai Airways met de la musique au décollage et à l'atterrissage, c'est étonnamment apaisant. On lance une pétition et on l'envoie chez Air France ?


A manger, oserai-je partager la recette d'un gâteau tip top dont un certain X. est fan ? Approchez... Faire fondre au bain-marie 100g de chocolat blanc avec 80g de beurre ou de purée d'amandes, et 60 ml de lait (vache, soja, amande, qu'importe). Fouetter trois jaunes d'oeufs avec 70g de sucre, ajouter 1 bonne cuillère à soupe de thé matcha en tamisant avec 30g de farine (à travers une passoire fine c'est suffisant). Bien mélanger et ajouter le chocolat fondu. Battre les trois blancs d'oeuf en neige et incorporer doucement. Verser dans un moule à manqué (environ 22cm de diamètre) ou un moule carré. Cuire 35 minutes à 160°. Attendre qu'il soit tiède avant de démouler sinon catastrophe en vue. Et laisser le petit X. se régaler.  

A écouter : je suis un peu comme tout le monde en ce moment, j'écoute Fauve. Voilà.

Ah et aussi, j'ai fait mon premier "crowdfunding" aujourd'hui, pour un projet de documentaire sur les cartoonists du New Yorker (je suis fan, j'ai même l'appli...). Pour y participer, c'est .

1 comment:

MAAD said...

Il manque juste un Mojito et le tap tap de balancier d'une tong suspendue à un orteil dont l'ongle est corail.

Merci pour ces photos.