Saturday, May 4, 2013

L'ange du bizarre

"Nous n'avons que le choix du noir". C'est par ces mots de Victor Hugo que s'achève l'exposition sur le romantisme noir actuellement présentée au Musée d'Orsay et que je me suis empressé d'arpenter un jour off, alors qu'il faisait beau et chaud dehors et que je m'apprêtais a enchaîner plusieurs journées chargées au bureau. L'expo est riche, un peu trop longue mais elle présente quelques œuvres clés, notamment le Cauchemar de Füsli, qui me fascine depuis que je suis adolescente. Tout comme l'œuvre d'Hugo, de William Blake, de Goya par dessus tout. Saturne dévorant ses enfants... Je suis fan de ce tableau. Cette expo m'a replongée avec bonheur dans mon adolescence un peu dark. Pas gothique, je ne suis même pas sûre que ça existait vraiment à l'époque, mais pétrie de romantisme anglais et allemand, curieuse de Murnau et d'expressionnisme allemand, fan des sœurs Brontë et de cinéma d'horreur espagnol.

"Ceux qui ne méditent pas vivent dans l'aveuglement, ceux qui méditent vivent dans l'obscurité. Nous n'avons que le choix du noir". Je ne me souviens plus de la fin du texte qui clôturait l'exposition, mais les quelques mots laissés par la commissaire, qui citait Hugo, étaient si puissants que j'ai vu plusieurs personnes sortir un calepin pour les recopier. Elle dressait un parallèle entre l'idée de lumière et la pollution lumineuse qui empêche de se reposer, de penser et de rêver, d'être vraiment dans la nuit et le noir. Et de souligner que l'obscurité est en fait un terreau fertile pour l'imagination et la créativité. C'est vrai, je plains ceux qui n'aiment pas la nuit, qui ne croient pas aux fantômes, qui s'endorment trop vite, qui ne connaissent que le plein soleil et la légèreté. Je plains les gens sans gravité.


Rien à voir avec l'expo, j'ai trouvé cette photo dans un numéro de Square Mag du début de l'année, j'ai bien évidemment oublié de noter les crédits. Qui que vous soyez, sorry. 

A manger, c'est un peu la lose en ce moment, j'ai à peine le temps et encore moins l'envie de faire ce qu'il faut pour manger frais et vaguement sophistiqué au quotidien. Dans ces cas là, je me rabats un peu comme tout le monde sur mon congélateur. J'y stocke à peu près toute l'année un sachet de "garden peas", ces petits pois anglais vert fluo servis outre-Manche avec le fish & chips. Faites en bouillir deux tasses dans de l'eau salée, 10mn pour qu'ils soient bien tendres. Mixez avec un peu de bouillon et de lait de coco. N'hésitez pas à ajouter un peu d'épices ou de la menthe. Servir saupoudré d'une bonne cuillère de parmesan. C'est frais, c'est doux, c'est le printemps. 

A écouter, un vieux truc que ma mère écoutait beaucoup quand j'étais petite. Je viens de réaliser que l'album était sorti l'année de ma naissance. 


1 comment:

MAAD said...

Belle année, joli printemps, promesse d'été...

we say yeahh, oh yeah......easy money.....