Sunday, April 21, 2013

Faire

Quand je suis tombée sur cet article de Glamour, j'étais en train de me faire faire une couleur très chère chez le coiffeur.



Et sans état d'âme, la couleur, parce que je suis une partisane du "faire" depuis un moment déjà, et que l'argent et la culpabilité économisés en dessinant et fabricant ses objets plutôt que de froidement les commander chez Ikea ont largement trouvé leur place ailleurs. Chez le coiffeur par exemple, ou sur un nouveau sac (en guest star sur les tofs ci dessous) acheté chez Nat et Nin, deux créatrices franco-françaises ultra talentueuses qui font de beaux objets en cuir italien naturel, à des prix ultra décents. Ce sac m'a fait Beyrouth. Quartier Hezbollah et virée à Byblos compris.

Bref, faire. Ou faire faire, après avoir conçu/dessiné. Plus envie de bibliothèques Expedit, d'étagères Billy, de lampe Trübadür (je vous jure qu'elle existe, fou rire en magasin garanti) vues chez tout le monde, ras le bol de vivre dans un appartement témoin à 30 ans passés. Dont acte. Après avoir emménagé dans ma garçonnière pigallienne, j'ai eu envie de meubles en acier et en bois. Impossible de trouver mon bonheur nulle part, trop grand, trop cher, en rupture de stock, et pas le temps d'écumer les brocantes ou les puces. 

Alors j'ai dit à ma mère ce que je voulais, c'est pratique d'avoir une reum calée en dessin technique, et elle a passé commande à un ami ferronnier du Gard. Je me suis chargée de trouver des plateaux de bois, soit en récup, soit chez ce bon vieux Leroy Merlin, et quelques coups de vernis (mat et incolore, always ! et trois couches avec ponçage entre la deuxième et la troisième) plus tard, deux belles tables "faites maison" meublent mon salon. Je les regarde chaque jour avec amour et je ne manque pas de faire savoir que "c'est moi qui l'ai fait" à tous mes invités.

La grande est encore en cours de vernissage mais la petite fait déjà la blague.


Et comme une table est faite pour manger, je vous suggère de faire votre premier crumble de la belle saison avec les meilleurs fruits d'avril-mai : les fraises et la rhubarbe. Enorme succès à la clé.

Même poids de fraises et de rhubarbe en morceaux (pas trop petits pour les morceaux de fraise, deux à trois centimètres de long pour les tronçons de rhubarbe), disposer au fond d'un moule carré ou rectangulaire. Recouvrir d'une pâte sablée émiettée (faites-en la quantité que vous voulez, les proportions sont toujours les mêmes : environ 80 g de beurre salé en morceaux, 5 cuillères à soupe de sucre, 6-7 cuillères à soupe de farine, à modifier selon que vous préférez le crumble plutôt beurré ou bien croustillant). Un tout petit peu de vanille si vous voulez mais ça n'est pas obligatoire. Hop au four (180°) pendant facile 40 minutes, voire un peu plus. C'est le seul crumble que je préfère sans glace mais au cas où, une glace au parfum assez doux, genre fior di latte, irait bien avec.

Pour ceux qui sont fascinés par les goûts et les odeurs, lisez impérativement cet article du NYT sur un magicien des épices qui a ouvert boutique dans la Grosse pomme. D'ailleurs, s'il pouvait s'installer aussi à Paris... Je lui ouvre une cagnotte sur Leetchi tout de suite. 


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