Sunday, March 31, 2013

Chiang Mai la douce

Chiang Mai a été mon coup de coeur inattendu. Vu sur la carte du Lonely Planet, envie d'aller un peu au Nord, pas envie de ne visiter que Bangkok avant de filer direct à la plage. Chiang Mai, donc. Rien que le nom m'évoquait un compartiment dans un train luxueux, avec des fleurs sur le plateau du petit-déjeuner et une arrivée dans la brume, tôt le matin, les montagnes dessinées sur un ciel pâle.

C'était encore mieux que ça. Lorsque nous avons donné l'adresse de l'hôtel (réservé en trois coups de souris pressés et pas franchement regardants sur Booking.com) à notre chauffeur de taxi, celui-ci nous a complimenté pour notre "excellent choice". Tu m'étonnes. Le Yaang Come est juste le paradis sur terre, à 40 euros la nuit. Imaginez un banyan immense, une dizaine d'écureuils qui jouent dessus et qui se mettent à faire la farandole quand vous arrivez et qui chantent "welcome !!!!" (true story) Le reste est à l'avenant : un personnel aux petits soins, une piscine divine, des chambres pleines de charme, un resto franchement pas mal et surtout, un emplacement topissime, pile au milieu de tout ce qu'il y a à faire dans cette ville que l'on croirait toute dédiée au kif.

C'est à Chiang Mai que nous avons booké notre journée de cours de cuisine, dans une ferme bio un peu éloignée de la ville. C'est à Chiang Mai que nous avons fait les meilleurs marchés nocturnes, plein d'ambiance, de gens, de touristes, de locaux, de musiciens, de babioles souvent cheap mais souvent authentiques aussi. C'est à Chiang Mai que nous avons mangé la meilleure salade de papaye verte et le meilleur sticky rice and mango, assises sur un bout de trottoir au milieu de l'agitation d'un immense food court improvisé dans la cour d'un templeC'est là que nous avons vu les plus jolis temples aussi, ceux à taille humaine et au calme propice à un peu de recueillement.

C'est là que j'ai acheté deux petites céramiques, du céladon, la spécialité de la région. Un euro cinquante chacun chez Siam Celadon. J'ai un peu honte de le dire, parce que ça fait un peu mamie, mais j'aime bien la céramique, et l'accumulation de vaisselle me guette, surtout depuis que ma soeur m'a dit qu'elle avait gardé les services à café super chics et désuets de nos arrières-grands-parents. Aïe mes placards.


Après avoir vu les fous furieux de Foals en concert, je me repasse ce morceau en boucle. Et c'est chouette.

A manger : un petit mango sticky rice ? Facile, le plus compliqué, c'est le riz. Acheter du riz spécial en épicerie asiatique ("sticky", c'est marqué dessus), le laver rapidement une ou deux fois, faire cuire à la vapeur pendant environ 40 mn (dans un bon vieux couscoussier, ça marche bien, posez juste le riz sur une gaze pour ne pas qu'il file entre les trous du panier). Quand c'est prêt, laisser tiédir et préparer la sauce : verser du lait de coco sur un peu de sucre de palme (ou sirop d'érable, rapadura...), mélanger. Poser une demi-mangue découpée sur deux grosses cuillères de riz gluant, verser la quantité désirée de sauce et, si vous avez réussi à en trouver chez Tang, saupoudrer de graines de mangue soufflée. C'est bon, c'est frais, c'est l'été.  

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