Sunday, March 17, 2013

Big Bad Bangkok

Bangkok n'est pas une belle ville, ni même une ville époustouflante, c'est juste la capitale d'un pays somme toute assez récent. Les gloires passées du royaume se sont faites ailleurs, plutôt vers Ayutthaya, que nous avons visitée sous un soleil écrasant, après plusieurs heures de somnolence dans un train inconfortable. 

Mais Bangkok regorge de bonnes surprises. Comme notre hôtel, à un jet de pierre de Khao San Road, le coin des routards, galvaudé par le tourisme cheap mais pas dénué d'un certain charme hippy. Cet hôtel avec la piscine sur le toit, les lits balinais posés sur les bassins à poisson, le petit-déjeuner mauvais et le spa providentiel après une journée passé à marcher dans la poussière et la chaleur. Ce que j'ai préféré, c'est encore le quartier de l'hôtel, ces ruelles sombres ponctuées de restaurants de rue familiaux et bon marché, de petits bars à touristes relax, qui servent du pad thaï bon marché et des mango shakes rafraichissants.


Les lieux à visiter ne m'ont pas impressionnée. Trop de monde, de foule, trop de bouddhas, la répétition en boucle de la même histoire dont je ne saisis finalement pas grand-chose. A l'opulence un peu bling du Grand Palais, j'ai préféré la fraîcheur et le calme de la maison de Jim Thompson, où l'on déambule pieds nus au milieu des oeuvres d'art et des pots de fleurs de lotus dans lesquelles se planquent des nuées de minuscules poissons rouges. 

J'ai aimé aussi la balade sur les klongs, les canaux de la ville, et aussi cette dernière soirée, juste avant de reprendre l'avion pour Dubaï, puis Paris. Nous sommes montés au bar Sala, face au Wat Arun, temple illuminé qui éclaire la nuit de Bangkok sur la rivière Chao Praya.

Ce que j'aime dans les pays tropicaux, c'est le fait d'être dehors tout le temps. Quelle chance ont ces gens de vivre à l'extérieur toute l'année.  













Là-bas, j'ai écouté peu de musique. J'étais trop occupée à écouter les bruits du dehors. Les Thaïs écoutent beaucoup de musique live dans les bars et les restaurants. Le genre dominant est la variétoche locale ou pire, la musak, cette mélodie d'ascenseur qui remixe Céline Dion et toute une kyrielle de tubes des années 90 à la sauce orchestre d'hôtel chic. A Railay Beach, c'est-à-dire au bout du monde, nous avons entendu une version inoubliable de J'entends siffler le train. Tel quel. 

A manger... Attention ça va dépoter. Série de recettes thaï en préparation, avec en guise d'appetizer, une sauce pour les crudités qui déchire : fish sauce mélangée à du jus de citron et à un peu de sucre de palme (du sirop d'érable ou du sucre rapadura donnent un résultat assez proche), avec un peu de piment selon tolérance. A verser sur des concombres, des carottes râpées... Là-bas, c'est sur de la papaye verte râpée que cette sauce se déguste, avec quelques bouts de haricot, de tomate, et une cuillère de cacahuètes. 

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