Sunday, August 12, 2012

Rat des villes

J'en suis un. De la race qui aime marcher longtemps, longtemps dans les rues, qui achète des guides alternatifs pour découvrir des quartiers que personne ne connaît, qui s'arrête dans les endroits confidentiels et qui refile les bonnes adresses à ses potes. De la race des warriors qui vont faire 3 km pour mettre la main sur LA boutique vintage mentionnée dans tel magazine, LE coffee shop qui fait des gâteaux sans gluten, LE magasin d'antiquités près du parc dont personne ne connaît le nom.

Je suis ultra douée pour me fondre dans la masse et surtout sortir des sentiers battus. Je ne suis pas téméraire, mais, ayant grandi à Paris, je connais tous les sens du mot "touriste" et depuis que j'ai commencé à voyager, je mets un soin particulier à ne surtout pas en être une.

J'ai découvert Londres en 1990. A l'époque, c'était moins hype, moins à la portée des gens, moins intéressant vu de loin. Il n'y avait pas d'Eurostar et c'était encore un peu galère / cher de traverser le channel. J'ai connu ces trains pourris où l'on fait Dover / Londres en deux heures, sur des sièges en bois. C'est beau de voir une ville évoluer sur des années, voire des décennies.


Ceci est la raison pour laquelle à l'étranger, je me fais appeler "Anna".

Oh oui, de vieux hipsters londoniens...

Sublimer un PG Tips dégueulasse avec des shortbreads Jubilee à 33 % de beurre (j'ai vérifié).

Aller mater des vaches dans le formol.

Manger de la vache sous une vache en formol (au Tramshed, sur Rivington Street à Shoreditch, délicieux à condition de laisser sa culpabilité au vestiaire).

Shoreditch again, à visiter avec ce formidable petit bouquin dans les mains (pas encore disponible sur Amazon mais vous le trouverez à la librairie de la Tate Modern).

Ce foulard fait à la fois cache-gorge et déco murale. J'adore. J'ai acheté. J'ai mal au portefeuille. (édition limitée spéciale JO chez Liberty).

Happening à la Tate Modern (ils sont tous restés immobiles pendant 5mn).

Saint-Paul à travers une vitre (on voit les néons du café où j'étais assise se refléter dans la vitre).

A manger : c'est la saison des - bons - fruits et s'il y a bien un dessert pour lequel je lècherais le plat, c'est le crumble. Un combo de saison : pêches / myrtilles (proportions : 2 tiers de pêches pour 1 tiers de myrtilles environ). A déposer au fond d'un plat légèrement beurré et à recouvrir d'un mélange "pâte sablée" composé d'une dose de sucre, une dose de beurre salé, deux doses de farine et quelques épices (poudre de cardamome, de cannelle...). Au four (180°) pendant 40 mn et voilà. Pendant que ça cuit, écouter ce morceau, bien dansant et estival.


1 comment:

mehdi said...

Manque un petit mot pour le Rough Trade shop de Brick Lane, non ?